La chrysalide est un endroit qui abrite la partie intime, existentielle, centrale et vivante de l’être humain.
La chrysalide est faite d’une manière opaque, rugueuse, comme une écorce. C’est une peau épaisse, comme une coque.
Elle agit comme une frontière entre le plus précieux et le plus tendre de soi et l’environnement du monde extérieur.
Le psychisme, les pensées et même les émotions font partie et la constituent, lui donnant sa forme spécifique.
Je travaille sur une partie de la réalité qui est invisible et qui correspond à la dimension de l’être, de l’humain.
Comment vivons-nous la réalité ?
A partir de quoi ?
Nous sommes une maquette en cours de construction, toujours en mouvement, en élaboration quotidienne.
C’est cette dimension de l’être, sa partie vivante, sa dimension holistique, qui est le sujet de mon travail.
Je tente de plonger à travers ce que j’appelle le vivant. Je travaille sur la dynamique profonde de chaque être humain, son noyau intemporel, indestructible.
Ce noyau est différent pour chacun et en même temps, il est identique.
Je l’associe à l’enfance, non pas à l’enfance vécue, mais à l’enfance existentielle, c’est-à-dire un moment qui reste vivant toute notre vie et dans lequel s’animent nos élans profonds.
La chrysalide est une expérience intérieure intime : celle du silence, du repli fécond, du doute créateur : Chaos intérieur, trouble fécond, rencontre des contraires, traversée, métamorphose.